Vidéoprotection :
3 choses à savoir pour bien choisir sa solution

Par Jérôme Lapray Le mercredi 3 janvier 2018

Aujourd’hui, environ deux tiers des pharmacies sont équipées d’un système de vidéoprotection*. Un taux d’équipement en constante augmentation qui peut s’expliquer en partie par la croissance continue des agressions et vols en officine (voir à ce titre le dernier rapport en date de l’Ordre des Pharmaciens portant sur la sécurité des pharmacies).

Mais devant la palette large des offres proposées, choisir son système de vidéoprotection n’est pas toujours aisé, d’autant qu’il s’agit également de répondre à certaines obligations et normes. En 3 points, nous vous proposons d’avoir toutes les cartes en main pour faire le meilleur choix.

1. Quelles obligations ?

Si les caméras filment des espaces ouverts au public (ce qui est le cas dans la très grande majorité des cas), la mise en place d’un système de vidéoprotection doit faire l’objet d’une autorisation par le préfet du département via le dépôt d’un formulaire auprès de la préfecture (Cerfa n° 13806*03).

Les clients doivent ensuite être informés de la présence d’un système via des panneaux affichés de façon visible mentionnant l’existence du dispositif, son responsable (le pharmacien titulaire dans le cas présent) et la possibilité d’exercer leur droit d’accès aux enregistrements.

Chaque employé doit également être informé individuellement (via une note de service par exemple), tout comme les instances représentatives du personnel qui doivent être consultées avant l’installation.

Enfin, la durée de conservation des images ne peut excéder un mois.

2. Caméras : technologies, résolution et fonctionnalités

Le choix du nombre et du type de caméra sera bien-sûr fonction de la configuration de l’officine et des zones à couvrir. S’il n’est pas possible de couvrir 100% des espaces, il s’agira de se concentrer sur les points les plus sensibles : entrée(s), flux de personnes ou de marchandises, caisses, produits chers, produits sensibles, etc. À noter que certaines zones ne peuvent être filmées comme les espaces de repos des salariés, les espaces de confidentialité ou encore les toilettes.

Vous aurez ensuite le choix entre deux technologies : les caméras analogiques et les caméras numériques IP. La seconde, la plus récente, présente aujourd’hui de nombreux avantages vis-à-vis de la première : qualité d’image supérieure et potentiellement illimitée, fonctionnalités zoom et grands angles sur certains modèles, détection de mouvements, installation simplifiée (connexion au logiciel via un simple câble Ethernet) ou encore accès aux caméras à distance.

Un autre critère de choix est la résolution des caméras. Conformément à l’arrêté du 03 août 2007, celle-ci doit être au minimum de 704 x 576 pixels. Préférer dans tous les cas des caméras HD (720P minimum) permettant une couverture plus grande et une identification des personnes pouvant aller au-delà des 10 mètres pour certains modèles.

D’autres critères doivent être pris en compte selon la zone à couvrir : angle de vision (jusqu’à 360° pour certains modèles), fonction jour / nuit, zoom, etc. Des fonctionnalités appréciables qu’offrent certains modèles de caméras numériques.

3. Ne pas négliger le logiciel

L’installation de caméras IP permet aujourd’hui l’utilisation des logiciels simples et puissants. Ainsi, un bon logiciel de vidéoprotection, au-delà de la simple consultation des caméras en direct, doit permettre de retrouver en quelques secondes les images correspondant à un événement survenu sur une zone et une période définies.
Alertes en cas de détection automatique, consultation à distance des caméras, recherche d’événement via une application mobile, … sont autant de fonctionnalités à étudier et que proposent désormais certains logiciels.

Cerise sur le gâteau, si le logiciel peut être interfacé au logiciel métier de la pharmacie, il peut offrir d’autres fonctionnalités spécifiques qui peuvent s’avérer très utiles.

*S’il est encore courant d’entendre encore parler de vidéosurveillance, il faut savoir que depuis la loi du loi du 14 mars 2011, dite LOPPSI 2, on ne doit plus parler de vidéosurveillance mais de vidéoprotection. C’est bien cette dénomination qui est depuis cette date présente dans l’ensemble des documents officiels.

 

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