LSO, UN NOUVEAU LIEN ENTRE LE PATIENT ET LE PHARMACIEN !

Par Margaux Quaggiotto Le mardi 16 octobre 2018

L’observance, un enjeu de santé publique

La loi HPST et la nouvelle convention pharmaceutique ont marqué la volonté des pouvoirs publics de renforcer le rôle du pharmacien dans l’accompagnement et la prise en charge des patients, notamment au travers de nouvelles missions et d’une évolution de son mode de rémunération.

Il est désormais amené à s’impliquer davantage dans des missions de prévention, de dépistage et d’accompagnement des malades chroniques, notamment des patients sous anticoagulants oraux, asthmatiques et/ou âgés polymédiqués pour lesquels le pharmacien est aujourd’hui rémunéré

 

Moins de 1 français sur 2 suit son traitement en totalité* De 8000 à 12000 décès et 1M journées d’hospitalisation* Un coût estimé à 9 milliards par an*

Le Logiciel de suivi d’observance

C’est dans ce contexte que Pharmagest a développé le Logiciel de Suivi d’Observance (LSO), un logiciel gratuit et sécurisé, qui permet au pharmacien de proposer à ses patients d’être suivis dans le cadre de différents programmes,  conventionnels (AOD, Asthme), de type bien être-(bilan nutritionnel), liés à l’observance ou au suivi de pathologies chroniques (Bilan partagé de médication).

Le pharmacien peut ainsi :

  • Proposer en cours de délivrance, selon le profil du patient, d’ouvrir un dossier de suivi pour un programme donné ;
  • Recueillir et archiver les informations de santé indispensables au bon suivi du patient ;
  • Suivre les prises de ses patients si ceux-ci utilisent des dispositifs tels que Ma Pharmacie Mobile ou le DO-Pill ;
  • Mener des entretiens pharmaceutiques (à l’aide de questionnaires intégrés) ;
  • Faire des relevés de constantes (tension, poids, pouls, glycémie…) et suivre leur évolution ;
  • Gérer les rendez-vous avec les patients ;
  • Ou encore s’appuyer sur des supports conseils multimédia.

Le LSO en quelques chiffres

L’intégration du Bilan Partagé de Médication dans le LSO

En 2018, les avenants conventionnels n°11 et n°12 complètent les missions du pharmacien dans l’accompagnement de la prise en charge du patient atteint de maladies chroniques avec la mise en place du Bilan Partagé de Médication.

Il a pour objectifs d’améliorer l’observance du patient âgé polymédiqué et de lutter contre l’iatrogénie médicamenteuse. La mise en place prochainement du bilan partagé de médication dans le LSO permettra au pharmacien :

  • De répondre aux interrogations de ses patients sur leurs traitements et leurs effets
  • De les aider dans l’appropriation et l’adhésion à leurs traitements
  • D’optimiser les prises de médicaments

Le bilan de médication doit être librement consenti par le patient et concerne toute personne de 65 ans et plus, souffrant d’au moins une ALD, ou toute personne âgée de 75 ans et plus, bénéficiant de traitements pour lesquels au moins cinq molécules sont prescrites pour une durée d’au moins six mois.

Le pharmacien sera rémunéré 60 euros à l’initiation, renouvelable chaque année avec rémunération de 20 euros, et si modification de traitement, 30 euros.

Les services proposés liés au DMP !

Les avenants de 2018 prévoient également la rémunération du pharmacien pour chaque ouverture de Dossier Médical Partagé (DMP) à hauteur de 1 euro par dossier.

A ce titre, Pharmagest en partenariat avec Kapelse propose aux pharmaciens un nouveau service de création sécurisée de DMP pour leurs patients, proposé gratuitement sur les lecteurs de carte vitale Kap&Link, lui permettant d’accéder à la rémunération pour chaque DMP créé. Il s’agit de l’unique solution de création DMP garantissant le consentement patient avec sa signature numérisée du patient sur l’écran du Kap&Link.

En plus de la création d’un DMP, il est possible de créer un dossier LSO directement depuis le lecteur Kap&Link.

Quels sont les intérêts ?

  • Rapidité et facilité de création du dossier patient
  • Gain de temps pour le professionnel de santé qui n’a pas à saisir les informations patient car automatiquement liées à la carte vitale
  • Après la création du DMP, possibilité de proposer au patient un suivi personnalisé en lui ouvrant un programme observance sur le LSO
  • Possibilité de récupérer plus facilement le consentement patient.

Source : *Observatoire Jalma « Les enjeux de l’observance en France » – juin 2014.
CRIP / IMS Health France* (étude menée auprès de 170 000 patients / 6400 pharmacies), novembre 2014.

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